Poèmes (suite)
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Des pas sur le sable...


Une nuit, un homme fit un rêve
Il rêvait qu'il marchait le long d'un plage avec Dieu
Des moments de sa vie apparaissaient dans le ciel
À chacun de ces moments correspondaient
Deux séries d'empreintes dans le sable :
L'une d'elles lui appartenait et l'autre à Dieu.

Lorsque les moments importants de sa vie eurent défilé dans le ciel
Il regarda à nouveau les empreintes de pas dans le sable
Et remarqua que tout au long du chemin
Qu'il était sensé avoir parcouru avec Dieu
Il n'y avait parfois qu'une seule empreinte de pas
Il remarqua aussi que cela était survenu durant
Les moments les plus sombres et les plus pénibles de sa vie.

Cela le peina et il demande à Dieu :
"Mon Dieu, lorsque j'ai décidé de te suivre
Tu m'avais dit que tu ne m'abonnerais pas et
Que tu m'accompagnerais tout au long de ma route.
Pourtant, durant les pires moments de ma vie,
Il n'y avait qu'une seule série d'empreintes dans le sable......
Pourquoi m'as-tu abandonné ?"

Dieu répondit alors :
"Mon enfant, je t'aime et je ne t'ai jamais abandonné...
Lorsque tu as connu l'épreuve et la souffrance,
Si tu n'as vu qu'une série d'empreintes dans le sable

C'est que je te portais....."

Source inconnue


Le chêne

Douce et calme nuit,
Sous le regard fuyant,
D'un sommeil qui se fait attendre.

Comme la brume matinale
Mes souvenirs enveloppent
De son voile, le paysage présent,
Celui d'un monde endormi,
Celui d'une forêt endormie
Remontant le temps,
Jusqu'aux sources d'un passé lointain,
Pour ne former qu'un.

Comme l'oiseau,
Mes pensés prennent leur envol,
Dans cette mer de souvenirs,
Sans attente, sans direction précise,
Juste laisser aller dans ce voile,
Un voile de magie,
Un voile pur.

Guidé par une source profonde,
une source lointaine.
Magie de lumière, scintillante,
jaillissant de la source,
dont la pureté cristalline,
signe d'un autre monde.
Un monde, qui pourtant,
tout près de nous,
trop souvent ignoré,
Un monde de souvenirs.

De ses milliers de couleurs,
Qui s'enchevêtrent les unes aux autres,
Pour ne former qu'une,
Celle de l'arc-en-ciel de la vie.

De la magie, de mon voyage dans le temps,
Des images, combien vraies,
Combien réelles,
Des souvenirs, pourtant si près dans ma mémoire,
Mais, combien nostalgiques.

L'image d'un jeune garçon,
S'amusant au pied de grands chênes.
Est encore bien présente.
De leurs grandes branches, protégeant
Leurs progénitures du temps,
De leur feuillage fournissant la caresse du vent,
La caresse du temps.

Ces chênes, signes d'une autre génération,
Ces chênes, gages d'un passé
Pourtant si près.
De leurs forces, ils ont vécu,
De leurs grandeurs, ils ont survécu,
Au creux des pensées,
De ceux qui les ont chéris.

De ces grands chênes, plusieurs sont partis,
Signe du temps.
Un temps pour toute chose,
Le temps de naître,
Le temps de vivre,
Le temps de vieillir,
Le temps de partir.
Ainsi coule le sablier de la vie,
Cette vie si belle par les secrets
Qu'elle renferme,
Dont plusieurs ne seront jamais révélés.

Sur les chênes restants,
Les cicatrices du temps sont présentes
Ces cicatrices font ressortir leur sagesse,
cette sagesse,
Atteinte avec la maturité,
Atteinte avec l'âge.

Un des chênes,
Non pas le moindre,
Affligé par les blessures du temps
Le tronc légèrement recourbé,
Comme pour signifier un mal de dos.

De son feuillage,
Malgré le fait qu'il cache sa peine,
On peut y lire la détresse d'un mal,
Qui le prive de loisir, si longtemps attendu,
Les loisirs de la période de retraite.
D'un mal, pour qui la nuit est
Un véritable supplice,
Que faire, quoi faire.

Plein de choses plein la tête,
Parfois tristes, parfois heureuses,
Souvenir d'une tendresse,
Souvenir d'une caresse,
Par la magie des souvenirs,
Souvenir d'un temps passé,
Souvenir d'un temps présent.

Ouverture, dans la brume de mes pensées,
Ouverture, sur le temps présent,
Étendu près de celle que j'aime,
Une main portée à ses cheveux,
Une caresse dans la nuit.
Tant de choses à partager,
Partager mes souvenirs,
Partager mes rêves,
Vois comme c'est beau,
Vois comment c'est vrai.
Donne moi la main,
Laisse aller ton coeur,
Suis moi, dans ce courant,
Dans cette magie, que la nuit a installée.

Viens, regarde dans la glace,
Comme ton sourire est beau,
Vois comme le voile blanc de mes pensées,
T'enveloppe si bien.
Viens ajouter une branche à ce chêne si cher,
Afin que les générations
De cet arbre magnifique, puissent continuer.

Je sombre avec toi, dans le sommeil de la nuit,
Demain un nouveau jour va se lever..

Bonne nuit.


François 

21/03/2001

 

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